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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 17:08

Richard Millet vient de publier un livre composé de trois textes (editions Guillaume de Roux). L’un d’eux se termine par une « éloge littéraire d’Anders Breivik ». Ce texte a entrainé depuis sa parution un flot de réponses indignées, d’autant que l’homme est aussi un bon professionnel qui siège au comité de lecture de la maison Gallimard. Cette semaine les confrères de l’Express lui donne la parole : « mon point de vue est celui d’un écrivain et non comme on voudrait que je le fusse, celui d’un activiste d’extrême droite… ma réflexion vise à comprendre la concomitance du déclin de la littérature et la modification en profondeur de la population de la France et de l’Europe tout entière par une immigration extra-européenne massive et continue »

Et l’écrivain de se plaindre d’une véritable chasse à l’homme menée par tous ceux qui pensent en termes « politiquement corrects ».

Il se trouve que je suis allée deux fois en Norvège pour le  procès d’Andrers Breivik. Je l’ai vu pleurer lorsque la cour a projeté un petit film réalisé par ses soins sur la nostalgie d’une Norvège blanche, chrétienne et sure d’elle-même, un temps ou les  chevaliers, les croisés, massacraient les barbares.

BREIVIK.jpgAnders Breivik (au centre)

J’ai  parlé à plusieurs parents de jeunes tués sur l’Ile d’Utoya. Je rappelle que la plus jeune victime du tueur avait treize ans et que le responsable de la mort de 77 personnes ne s’est jamais excusé, n’a jamais manifesté le moindre remords.

Qu’est ce que la beauté de la langue a à faire avec cette idéologie nauséabonde ? Moi, j’ai entendu des mots qui ont semé la mort et la désolation ; des mots qui mis bout à bout sont devenus un fusil qui a tiré durant une heure face à des jeunes totalement désarmés. Je parlerai plutôt de la lâcheté de l’auteur des faits plutôt que de l’intérêt de sa prose ;

Si on veut dire que le multiculturalisme entraine un appauvrissement culturel c’est un point de vue. Je ne le partage pas mais j’accepte l’idée d’en discuter. Simplement on ne peut prendre comme point de départ, l’éloge d’un paumé malfaisant et dangereux. Andrers Breivik est un criminel, condamné à la peine maximum prévue par la loi norvégienne. Son nom doit rester associé à son crime. C’est le respect qu’on doit, en tant que société civilisée, aux victimes.

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