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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 11:54

 C’est aujourd’hui que sera discutée la proposition de loi relative au « régime de publicité applicable devant les juridictions des mineurs », un jargon qui signifie que l’on s’apprête à transgresser la règle qui voulait qu’un mineur soit jugé à l’abri du regard des autres. L’idée du législateur était de protéger l’anonymat du jeune pour qu’il puisse plus facilement se réinsérer à l’issue de sa peine.

 

 Le texte comprend quatre articles et sera défendue par le député François Baroin (UMP). Il stipule que si un mineur est devenu majeur au moment ou il est jugé, la cour pourra déclarer l’audience publique. La presse devra néanmoins respecter l’anonymat du jeune majeur quand elle fera le compte rendu des débats.

C’est une proposition de loi qui fait suit au procès du gang des barbares. Madame Halimi avait regretté que l’audience se soit tenue à huis clos car deux accusés étaient mineurs au moment des faits. Elle estimait que de ce fait les français n’avaient pu prendre la mesure de la gravité des faits, de la cruauté de la bande, du silence de la cité, de l’absence de morale des jeunes filles qui ont servi d’appât.

 

La Conférence des Bâtonniers qui exprime le point de vue de la grande majorité des avocats s’élève contre ce texte : « la finalité pédagogique de la publicité aboutirait à l’effet contraire. L’exacerbation des haines et la médiatisation incontrôlable interdirait un déroulé serein du procès ». Autrement si les copains de lycée sont dans la salle est-ce qu’un jeune agresseur va expliquer son geste violent ? ou le rôle exact de son co-accusé ? Surtout qu’un mineur violent est souvent un mineur immature. Pour qu’il échappe aux codes sociaux de son environnement et qu’il revienne sur les faits, il faut qu’il se sente en confiance, qu’il ne sente pas la pression dans son dos.

 

Cette loi est d’autant plus regrettable que l’ensemble du code pénal pour les mineurs va être revu prochainement. A mon sens , les députés auraient pu attendre et mettre en cohérence toutes les dispositions qui concernent les audiences judiciaires pour les moins de 18 ans.

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commentaires

Citoyen 16/02/2010 12:42


Bonjour,

Je me permet de vous demandez de faire paraitre ce "fait divers" à la mode surtout quand il s'agit de parlé de la situation dans les établissement scolaire. Ont nous 'bassine" pendant des semaines
quand il y a des violences, je suis parfaitement d'accord qu'il faut en parlé, mais la ou je ne suis plus d'accord c'est quand un professeur fait l'apologie de la colonisation d'Israël et qu'il
impose aux élèves son idéologie!!!

Donc je me suis permis d'envoyé ce mail au ministère de l'éducation nationale et au proviseur, dont voici la contenance.

Monsieur le Proviseur du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400),

J'ai pris connaissance du cas de Mlle Zeyneb D. que vous avez décidé d'exclure pendant 3 jours pour avoir osé porté en classe un tee-shirt « Palestine libre » et parce qu'elle a quitté le cours,
sous les hurlements de son professeur (ce que vous nommez désobéissance !).

Mais vous savez fort bien que Zeyneb ne faisait que répondre à la propagande de son professeur d'histoire, qui dans un cours précédent, faisait l'éloge d'Israël, en parfaite violation des principes
de l'école républicaine. Plus tard, ce même professeur s'en est pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans » !

Si l'École de la République ne saurait encourager le prosélytisme de la part des élèves, elle peut encore moins le supporter d'un enseignant. À cet égard, la réaction de l'élève Zeyneb relève du
courage et de l'exemplarité dans son refus de voir réécrire l'histoire par son professeur et de voir bafouer les droits imprescriptibles de tout un peuple. Le droit des peuples a disposer
d'eux-mêmes, inscrit dans la Constitution de la République (Préambule), fait partie de l'enseignement d'éducation civique de la classe de 3ème. Le défendre est tout sauf un acte de
prosélytisme.

C'est pourquoi je vous demande l'annulation immédiate de la sanction visant Mlle Zeyneb D. et sa pleine et entière réhabilitation. Je demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent
bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

vous pouvez contacté le proviseur via ce lien : claudeb69@gmail.com

Merci de faire quelque chose, car ce n'est pas juste la défense d'une collégienne qui est en jeu, mais tous ceux qui n'ont pas la pensé unique.