Avec la fin de l'année, l'actualité judiciaire est moins dense. L'auteur de ces lignes va également prendre un congé de fin d'année. Alors laissez-moi vous faire, chers lecteurs, un petit cadeau.
Je souhaite attirer votre attention sur le dernier numéro de la revue XXI, pilotée par Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry.

Page 60 par exemple, Sylvie Caster reprend l'histoire de Cécilia Gueye, une jeune élève infimière de 21 ans, morte après avoir été violée par quatre jeunes à Marseille. Son père et sa mère restituent à cette jeune fille son âme, sa fragilité, ses espoirs. Et la journaliste décrit aussi l'autre côté, ces garçons qui ne sont pas des monstres mais qui sont totalement immatures. Cécilia décèdera intoxiquée à mort par l'alcool qu'ils la forceront à ingurgiter. Le procès a eu lieu deux ans et demie après les faits. Les garçons n'avaient toujours pas compris. Les tournantes dans le quartier, une occupation comme une autre.
Pour ceux qui aiment les histoires de justice, il faut aussi lire "Au bout de la défense", par Jean-Yves Moyart. L'histoire d'un avocat qui défend Ahmed, accusé d'avoir tué sa femme avec la complicité d'un certain Roger. C'est le récit d'un combat judiciaire où il s'agit de remonter la pente naturelle de l'accusation. Il n'a avec lui qu'une arme : sa conviction. Et cela emporte la nôtre, même si la fin de l'histoire est improbable. Quel métier, avocat !
Et la revue XXI propose aussi des horizons les plus divers : la novice du New Jersey que l'on suit vers ses voeux définitifs; les "bonnes", jeune femmes philippines que l'on prépare à l'exploitation domestique; une enquête sur Bachar El-Assad; ou, plus loin dans le temps, le retour sur l'une des famines les plus cruelles, celle entretenue par Mao à la fin des années 1950 pour des raisons politiques...
Bref, de quoi terminer l'année en méditant sur le monde tel qu'il va...
Cette chronique reprendra en janvier.







