Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

Damien Givelet
 
Cédric Ingrand
Pascal Boulanger
 

 


Blog hébérgé par :


Annuaire des blogs d'Over-Blog – Créer un blog gratuit
14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:31

 

Elle devait être jugée pour avoir griffé, giflé et arraché le niqab d’une mère de famille originaire des Émirats Arabes Unis. Cette parisienne au sang chaud ne s’est pas présentée devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris alors qu’elle risque jusqu’à trois ans de prison pour violences aggravées.


Les faits d’abord. Jeanne R. est professeur d’anglais à la retraite. Le 3 février 2010, elle fait ses courses dans un magasin de décoration du XVème arrondissement de Paris. Là, elle tombe nez à nez avec une femme tout de noir vêtue, portant le niqab ; une première altercation a lieu et la retraitée tire sur le voile. Puis, quelques minutes plus tard, elle revoit la femme musulmane qui s’est rajustée : le voile couvre à nouveau tout le visage sauf les yeux. Là, son sang ne fait qu’un tour. « Je savais qu’un jour j’allais craquer. Je me suis sentie agressée en tant que femme. Je me suis énervée. Je lui ai arraché son niqab, j’ai crié, il y a eu une bousculade, je lui ai mis une claque » a dit l’ex-enseignante en garde à vue.


La touriste a crié elle aussi, appelant l’amie qui était déjà sortie et mettant en pleurs les enfants ; elle sera conduite à l’hôpital. Un médecin relèvera griffures et contusions sur son visage et ses avant-bras avant de prescrire une ITT, interruption temporaire de travail, de deux jours. Son mari portera plainte aussitôt.


La procureure a fustigé d’abord Jeanne R. pour son absence à l’audience alors qu’elle s’était exprimée la veille dans les médias. Puis elle a rappelé sa responsabilité particulière dans cette agression car cette française a enseigné pendant quatre ans au Maroc et autant en Arabie Saoudite ou 95% des femmes observent cet usage vestimentaire. « Certes la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public a été publiée aujourd’hui (j’ai vérifié et en fait c’est une loi du 11 octobre, publiée au JO le 12).  En préambule, poursuit-elle, la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie rappelle que le vivre ensemble suppose l’acceptation du regard de l’autre. Mais si quelqu’un contrevient à cette loi, il ou elle est passible d’une contravention de deuxième classe. Dans ce dossier nous sommes dans le cadre de violences aggravées ! Madame R. a fait preuve d’une grande intolérance, elle qui pourtant connaît le monde musulman » Et la procureure de réclamer deux mois de prison avec sursis et 750 euros d’amende.


Auparavant, les deux avocats de la partie civile, la femme agressée et son amie, ont plaidé la volonté manifeste de Jeanne R. d’en découdre, l'inexistence de remords et son absence à l'audience révélatrice du fait « qu’elle n’assume pas » ; à la sortie, Maître Lofti Ouled ben Hafsiah ajoute : «  Ma cliente est complètement déçue de la France, elle ne reviendra pas ».

 

Le jugement a été mis en délibéré au 4 novembre.


Ce modeste procès est en tous cas annonciateur des problèmes qui se poseront quand les femmes originaires de la péninsule arabique viendront en vacances en France. Y aura-t-il une tolérance pour ces femmes d’origine étrangère ? Comment canaliser l’agressivité qui naîtra à leur encontre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

MCPN 05/11/2010 19:36


La terre n’est plus plate, terminons-en aussi avec les religions.
Rien qu’une maladie psychiatrique hallucinatoire : voir, entendre, sentir l’inexistant et prolonger ses perceptions d’irréalité par des délires mystiques.
Et chez les « prophètes » des hallucinations maladives bien souvent suractivées par la prise d’enthéogènes lors des rites religieux.
Mais à qui l’a-t-il dit :
http://maurice.champion20.pagesperso-orange.fr/Mais-a-qui-l-a-t-il-dit-VL.htm


Dorange 23/10/2010 18:39


Quand nous allons dans un pays musulman, nous devons éviter de choqier ses habitants et adopter certaines règles; pourquoi la réciproque ne serait-elle pas vraie...
Pourquoi les politiques de notre pays restent-ils arc-boutés sur une laicité anti-Chrétienne et une tolérance coupable envers ceux qui se reclament de l'Islam pour imposer la charia en France. Si
la dame outragée ne veut plus revenir en France, c'est très bien ainsi; mais que la justice soi-disant française condamne sévèrement la retraitée est profondement choquant et montre combien la
justice de ce pays marche sur la tête !


Nimeno 17/10/2010 08:02


L'enseignante a eu raison de s'en prendre à cette femme préhistorique vétue de niqab qui est l'agresseur psychologique .
les musulmanes qui veulent venir en Europe doivent s'habiller à l'européenne, sinon qu'elles restent chez elles elles définitivement.
Si elles ne sont pas contentes, qu'elles restent chez elles définitivement