Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

Damien Givelet
 
Cédric Ingrand
Pascal Boulanger
 

 


Blog hébérgé par :


Annuaire des blogs d'Over-Blog – Créer un blog gratuit
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 12:26

La fréquentation des palais de justice permet d’observer la présence d’habitués. Des citoyens ordinaires qui viennent chercher des sensations extraordinaires. Soit on les regarde avec commisération soit on partage leur fascination pour l’incroyable salle de théâtre qu’est une cour d’assises.

 Stéphane Durant Soufflant, le chroniqueur judiciaire du Figaro nous livre la clef de ce dilemme. Dans son livre « Frissons d’assises », il met en scène le moment ou le procès bascule. Et il le fait comme un peintre classique composait son tableau. Il dessine d’abord les lignes de force , puis il ajoute les atmosphères, les couleurs du fond, les contours des personnages secondaires pour arriver à la précision du trait quand il décrit les principaux personnages.

 Yvan Colonna, Michel Fourniret, Emile Louis, Guy Georges, Jean- Michel Bissonet… des procès très médiatisés que l’on revit grâce à sa plume précise et sans fioriture. Le journaliste s’efface pour laisser place à l’auteur. Stéphane Durant- Souffland évoque des êtres humains qui trébuchent quand la Vérité perce : les masques tombent parce qu’un témoin ou un complice ou l’accusé lui-même laisse voir son âme à nu ;

Le procès d’un meurtrier est toujours un peu le portrait de la société dans laquelle il vit. Le président d’une cour d’assises, l’avocat général, les avocats, la greffière et l’accusé dans son box, chacun a un comportement une place dans une dramaturgie dont  les actes sont à priori écrits d’avance. Mais dans la torpeur d’une après- midi, un coup de tonnerre peut surgir d’une déposition et le sort de l’accusé est scellé.

Tous ceux qui aime cette justice humaine, tellement humaine…, liront avec beaucoup de plaisir ce livre qui saisit la fraction de seconde ou le procès prend tout son sens.

Frissons d'assises. S. Durand-Souffland. Editions Denoël, 17, 50 euros

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires