Aujourd'hui encore Anders Breivik a multiplié les provocations; certes à la demande de son avocat il a accepté de ne faire son salut fasciste mais son message demeure le même.
Anders Breivik
La planification de ses attaques est le point central de l'accusation menée par le procureur. Or Anders Breivik a confirmé avoir planifié une attaque dès 2006,une opération suicide contre les "élites" qui permettent l'islamisation de l'Europe. Puis il a envisagé de commettre le même jour trois attentats à la bombe (le parlement, le palais royal, le quotidien Aftenposten) et une fusillade dans un squat habités par des militants d'extrême gauche (Blitz).
Sur ses actes du 22 juillet, il dit que fabriquer une bombe est plus cher et plus compliqué que prévu et qu'il a préféré tout concentrer sur le quartier des ministères: "il n'y a pas de cible plus attractive d'autant qu'il n'y a aucune boutique, aucun cafés, ni civils dans les parages".
Ces déclarations seront contredites dans les jours à venir; Dans la salle des pas perdus du tribunal d'Oslo, j'ai rencontré un jeune homme qui marchait sur des béquilles."J'en suis à ma huitième opération. je marchais dans la rue pas très loin du lieu ou la bombe a explosé. ces déclarations sont pénibles. je me sens vide, j'ai hate que tout soit fini et que je puisse revenir à une vie normale".
Anders Breivik a semé l'effroi en donnant des détails sur la cible que représentait pour lui les jeunes travaillistes. "l'objectif était de tuer tout le monde en utilisant les eaux glaciales comme arme de destruction massive". Je rappelle qu'il a tiré durant 75 minutes tuant 69 jeunes et en blessant une centaine d'autres.
Je m'interroge sur cette manière de se donner à fond le rôle du méchant. j'ai appris lundi en écoutant divers enregistrements audio que Breivik avait appelé lui-même la police a deux reprises , demandant à parler à un commandant de la force Delta, prévenant qu'il était pret à se rendre. Ceci montre bien qu'il avait l'intention de sauver sa peau. Fort pour tirer sur des faibles mais faible quand il aurait fallu se battre contre des forts.
Breivik n'est pas un héros, n'est pas un brave. Il est un être pitoyable qui vit dans un monde de jeu vidéo caché derrière des échecs personnels et sentimentaux. Un être intelligent mais qui s'est forgé un double, un avatar qui a la puissance qu'il n'a pas dans la vie.
Ce sera interessant d'entendre les psychiatres décrypter son psychisme dans quelques semaines.







