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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:51

 

 Il y a des jours ou la fonction de chroniqueur judiciaire commence par une recherche quasi désespérée de la salle d’audience. Le palais de justice de Paris est à l’étroit dans ses murs ; les audiences sont donc parfois délocalisées. C’était le cas de notre affaire théoriquement évoquée devant la 1ére chambre civile du TGI et en réalité examinée en Chambre du Conseil, une salle qui réunit d'habitude les magistrats qui délibèrent à huis clos. Par la fenêtre, on aperçoit les murs épais de la Conciergerie. Un couloir de plus en plus étroit amène à la dite salle.

Tout le monde est assis: une présidente, deux assesseurs. En face un représentant du parquet et une avocate du cabinet Dantin, Maître Clara Massis. Du coté de Nicolas Sarkozy, personne.

 Le plaignant Dominique de Villepin entendait faire reconnaître l’atteinte à la présomption d’innocence que constituait la sortie de Nicolas Sarkozy à la télévision le 28 septembre 2009. Alors que le procès Clearstream avait commencé, le chef de l’état avait traité de « coupables » les prévenus amenés à comparaître.

L’audience a duré cinq minutes, pas davantage. Le parquet a fait valoir que l’article 67 de la Constitution fait obligation aux juridictions de surseoir à statuer jusqu’à l’expiration du délai d’un mois après la fin du mandat présidentiel. Autrement dit on ne peut poursuivre en justice le chef de l'état pendant qu'il exerce sa présidence. « Dominique de Villepin prend acte » a indiqué l’avocate de l’ex-premier ministre relaxé en première instance.

Petit moment de surréalisme judiciaire : la décision a été mise en délibéré au 24 mars. Comme si il y avait le moindre suspens !

 

 

 

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commentaires

bobi100 12/04/2010 12:27


un article qui ne laisse pas indifférent le lecteur bravo
amicalement