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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:10

Sous les ors de la cour de cassation, la commission de révision des condamnations pénales rend son arrêt. Le père de Marc machin est assis sur le banc de devant avec son avocat mais il y a aussi non loin la sœur de la victime, très concernée par la décision.

Les juges terminent la lecture du texte : la  cour de Révision est saisie. Cette première étape signifie qu’un jour la condamnation de Marc Machin pour meurtre pourrait être annulée ou si il y encore un doute, il pourrait être renvoyé devant une autre cour d’assises. Le père du jeune homme tombe dans les bras de son avocat.

 La sœur de l’infirmière assassinée sous le pont de Neuilly en 2001 n’est pas loin des larmes. « Vous savez me dit elle c’est dur aussi pour les proches des victimes, une erreur judiciaire. On nous a présenté par deux fois Marc Machin comme le coupable. Il y a eu deux procès très convaincants. Et maintenant il nous faut croire à une autre vérité » dit Véronique Girard la sœur de Marie Agnès Bedot en quittant le palais de justice.

Le père de Marc Machin est lui aussi très ému car il comprend qu’il va pouvoir mettre fin à l’accusation terrible qui pèse sur son fils : « cela fait sept an et demi qu’on attend ; j’ai toujours dit que mon fils est innocent ».

Et on se plonge dans les attendus du jugement pour tenter de comprendre. On sait qu’un autre homme, un SDF, David Sagno s’est accusé en mars 2008 de deux meurtres commis a peu près dans le même endroit dont celui de MA Bedot. A partir de ses déclarations très précises une nouvelle salve d’investigations est entreprise. Et on lit avec stupéfaction : « l’analyse de prélèvements effectués a permis de relever sur le ciré et le collant de M.A. Bedot des traces d’empreintes génétiques appartenant à David Sagno. Aucune empreinte de Marc Machin n’a été relevée ».

Autrement dit cet examen là n’a pas été ordonné avant les procès et les policiers se sont appuyés seulement sur les aveux recueillis au cours d’interrogatoires sans doute musclés.

Cette erreur judiciaire aurait pu être évitée…

Seul bon point pour la justice : ne pas craindre d’innocenter Marc Machin dans ce dossier alors même qu’il a dérapé il y a 15 jours : il a commis une agression sexuelle sur une jeune canadienne et a été incarcéré depuis.

 

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