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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 15:01

Charles Pasqua, figure de la politique française n’en finit pas à 82 ans de parcourir les couloirs du palais de justice de Paris. Aujourd’hui il comparaissait pour son procès en appel pour financement illégal de la campagne électorale des européennes de 1999. Dix ans après les faits il va assister aux audiences prévues jusqu’au 22 mai aux cotés de quatre autre prévenus. La justice l’accuse d’avoir favoriser l’implantation d’un casino à Annemasse en 94 puis d’avoir touché une belle récompense quand l’établissement avait été vendu en 98. A l’époque, Charles Pasqua était ministre de l’intérieur.

Le même jour le vieil homme apprend qu’il est renvoyé devant la haute cour de justice, seule habilitée à juger des faits commis par un ministre en exercice. Il sera poursuivi pour trois dossiers: celui du casino d’Annemasse, une affaire GEC-Alsthom et pour le dossier de la Sofremi.

Des affaires qui montrent l’envers du décors de la politique quand on n’est pas du coté du plus fort. Lorsqu’on veut monter sa petite boutique politique, il faut de l’argent, beaucoup d’argent. Charles Pasqua a fini par se faire prendre et aujourd’hui « le roi est nu ».

Mais l’homme garde son flegme ; il n’est pas un naïf même sous son air débonnaire. J’ai eu l’occasion de le voir lors du procès d l’Angolagate dont le jugement doit être rendu en septembre. Certaines après-midi étaient pour lui de belles occasions de sieste. Mais il savait aussi observer la comédie humaine, se délecter des mensonges des uns et des autres, rétablir certaines vérités sans jamais trahir les petits secrets de ses protégés. Se contentra-t-il d'encaisser les coups ? Pour l'instant il s'est pourvu en cassation contre les trois renvois devant la CJR (Cour de Justice de la République). Une affaire à suivre...

 

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