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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 16:03

La commission de révision des condamnations n’a pas été convaincue par les arguments d’Antonio Madeira : elle vient de rejeter sa demande de révision. La décision a aussitôt été commentée par les avocats de cet homme condamné à 12 ans de prison pour viols sur sa fille.

Dans les couloirs glacés du palais de justice de Paris, Maître Jean –Marc Florand se dit effondré : « c’est incompréhensible. La fille de M. Madeira a écrit un livre de 200 pages (J’ai menti, éditions Stock) pour expliquer comment et pourquoi elle a été amenée à lancer de fausses accusations ; il y a des expertises gynécologiques qui confirment sa virginité. Qu’est ce qu’il  faut aux juges ? Non, cela prouve que la commission de révision ne veut pas ouvrir la boite de Pandore des affaires de mœurs ». Et Maître Michael Doulikian, le deuxième avocat de renchérir « Il y avait des éléments de doutes qui permettait de saisir la cour de Révision ; les juges auraient pu demander des expertises supplémentaires pour se faire une idée ».

Le parquet général s’était opposé à la demande de révision en estimant que les rétractations n’étaient pas « forcément crédibles » d’autant que le père a, durant un temps, reconnu les faits dont il était accusé

Aujourd’hui ,ont précisé les avocats, le père et la fille ont repris des liens de famille normaux. Ce nouvel épisode judiciaire qui refuse de réexaminer une condamnation contestable est sûrement assez difficile à admettre pour la jeune fille.

Elle avait 14 ans au moment de ses accusations contre son père. Dans son livre, Virginie expliquait les raisons de son épouvantable fausse accusation. Elle décrivait comment elle s'est retrouvée prise à son propre piège, tétanisée par la catastrophe qu'elle a déclenchée, et comment elle a été enfermée dans le statut d''enfant-victime', dont personne n'a su la sortir en la faisant revenir en arrière.

Pour saisir à nouveau la Commission de révision, il faut apporter des éléments nouveaux. Autant dire que cette affaire à toute chance de rester en l’état.

 

 

 

 

 

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