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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 20:22

L’atmosphère à la reprise des débats du procès dit de l’Angolagate était électrique. L’avocat d’Arcadi Gaydamak demande la parole : « mon client va porter plainte contre Yves Bertrand, l’ancien directeur des Renseignements généraux. Ses carnets a dit un ancien premier ministre est un scandale d’Etat. L’accusation a accès au contenu de ces carnets, pourquoi la défense n’y aurait pas droit ? Je demande que le contenu soit versé aux débats ». Puis c’est au tour de l’avocat de Pierre Falcone de faire la même demande indiquant que son client aussi allait porter plainte : « il y aurait onze contacts entre le magistrat instructeur et Yves Bertrand. Il faut qu’on puisse en débattre loyalement et de manière publique ».Le procureur tente de gagner du temps : « et de quel chef, allez vous déposer plainte ? »demande –t-il. « De violation du secret de l’instruction et recel de secret professionnel » répond Me Emmanuel Marciny pour Pierre Falcone. « Il s’agit, renchérit Me Goldnadel, de combler un trou noir par des documents que vous possédez, ces fameuses notes blanches parfaitement calomniatrices à l’égard de M. Gaydamak » Et deux ou trois autres avocats enchaînent la même demande si bien que le président Parlos est obligé de suspendre l’audience pour permettre au procureur de réfléchir. Une réflexion qui devait durer quarante cinq minutes et qui en durera le double.

Réflexion douloureuse sans doute.

 Finalement Romain Victor, le procureur est obligé de céder de mauvaise grâce : « Notre opinion sur Yves Bertrand n’a pas changé. Ces documents sont totalement étrangers à cette procédure et au demeurant inintelligibles. De plus des plaintes ont été déposées en faux et dénonciations calomnieuses… Toutefois pour la sérénité des débats nous prenons l’initiative de verser au dossier du tribunal ces carnets ».

C’est une victoire pour la défense qui vise à mettre à mal l’ensemble de l’instruction. Car le magistrat instructeur est censé instruire à charge et à décharge. Avec des contacts fréquents avec un policier de haut rang réputé très proche du pouvoir chiraquien, il peut prêter le flanc à la critique. Cette dénonciation des ventes d’armes à l’Angola n’aurait eu d’autre but que de déstabiliser Charles Pasqua qui avait politiquement le vent en poupe. C’est la thèse développée par un certain nombre d’acteurs du dossier.

 Notons que Philippe Courroye a démenti avoir eu des relations secrètes avec Yves Bertrand. Il indique avoir eu Yves Bertrand une ou deux fois au téléphone dans le cadre d’une demande officielle de communications de notes des RG sur MM Falcone et Gaydamak.Fermer la parenthèse.

 Un peu plus tard à l’audience est venu l’une des questions clef du procès : fallait –il à Pierre Falcone une autorisation du ministère de la défense pour faire du courtage d’armes ?

Pour répondre à cette question cruciale, le président du tribunal a lu à les diverses réglementations applicables. Décrets-lois, suivis d’une circulaire plus ou moins obscure ; La réponse du ministère de la défense en la matière s’est matérialisée par une lettre d’Hervé Morin. Selon le ministre actuel, Pierre Falcone n’avait pas besoin d’autorisation puisqu’il vendait des armes fabriquées  l’étranger et qui ne passaient pas par le territoire français ; Tout juste M.Falcone  aurait du inscrire sa société sur un registre ad hoc.

 On est loin du trafic d’armes d’autant que l’un des prévenus ,Jean Bernard Curial est venu rappeler quelques évidences : « Depuis le début, j’entends que les politiques ne savaient rien, les banquiers ne savaient rien, les diplomates ne savaient rien… mais à qui peut-on faire croire cela ? Les officiels angolais demandaient des visas pour venir à Paris, de là il partaient pour la Russie ; pas pour les poupées russes, vous imaginez ; puis ils revenaient à Paris pour des séjours de deux, trois semaines. Et vous voudriez me faire croire que personne ne savait. Je reste persuadé que les gouvernements français successifs ont favoriser le réarmement du MPLA du président Santos tout en restant neutre officiellement vis-à-vis de l’Unita »lance l’ex Monsieur Afrique du PS.

« Vous voulez dire lui demande alors le président Parlos qu’il y avait une position officielle et à coté on aurait laissé faire ce qui est exposé ces jours ci ? »

Réponse de M. Curial : « les gouvernements successifs savaient et ont laissé faire ».

 

 

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laurent velé 23/10/2008 21:48

J'ai besoin d'aide
Jeudi 23 octobre 2008
DGSE : Radiation injuste.

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire(le 18/10/08). J'ai 43 ans. Je viens de recevoir un merveilleux cadeau de la part de
Monsieur Hervé Morin Ministre de la Défense.
Je suis radié des cadres le la fonction publique. Je suis donc obligé à 43 ans,
de préparer ma mise à la retraite après avoir purger cinq années de mise en disponibilité d'office à demi-solde.
Depuis le cas du Capitaine Dreyfus, jamais un cadre du Ministère de la défense n'a subi une sanction aussi lourde sans que le motif ne soit pas justifié.
Pour rappel, j'avais émis le souhait auprès de mon administration, le simple souhait d'épouser une ressortissante étrangère.

J'ai épousé ma future femme APRES avoir été mis en disponibilité d'office.

Elle est française aujourd'hui, comme vous et moi.
Enfin c'est ce que nous croyions, car cela ne semble pas suffire. Il semble que nous soyons une menace réelle pour notre pays.
Malgré les belles phrases, en dépit de tous les beaux discours de circonstance, les musulmans n'ont pas le droit de cité en France ou en Navarre.

Je ne reviendrai pas sur mes convictions religieuses. Cela m'appartiens. J'ai été amusé , surpris, peiné par les réactions doctes, les réactions absurdes,
les commentaires creux, les articles pompeux de tels ou tels concernant mon histoire. Je suis un homme libre et honnête. Mari et père
de trois garçons. Je n'ai rien à justifier. Pourquoi? Mon pays n'est-il pas le berceau de la LIBERTE? Le phare des grands idéaux d'hier et
d'aujourd'hui. Je suis traité comme un paria, un quidam potentiellement dangereux, un futur terroriste, un éventuel salafiste,
un possible trouble fête. Quid les humiliations que j'ai enduré depuis ces dernières années, quid la tristesse d'avoir été mis à l'index
de mon travail, quid la détresse de se retrouver dans une situation financière noire. Pourtant j'aime mon pays.
Je n'ai jamais fait l'objet d'aucune sanction: administrative, pénale, civile. Pourquoi ne m'a t-on pas proposer un autre poste au
Ministère de la Défense? Comme chauffeur, jardinier, secrétaire, estafette?
J'aimerai que la DST ou les RG puisse indiquer à mon Ministre si je suis 'fiché' ou si je représentante une menace quelconque.
Pourquoi n'ai je pu être affecté dans une autre administration? Car je suis titulaire, et non contractuel.
La sanction dont je fais l'objet aujourd'hui est presque la plus lourde de l'arsenal disciplinaire de l'Administration .
Je suis affecté par cette injustice, considérant que mon Ministère aurait pu me trouver un poste en son sein,
ou me proposer une affectation dans un autre Ministère.
Pour conclure je note que j'ai été radié de la fonction publique parce que j'avais émis le souhait d'épouser une ressortissante étrangère.
Mme fillon est Galloise. Mme Sarkozy est Italienne.