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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 00:01

Et vogue le navire disait Fellini ; et oui le procès du naufrage de l’Erika se poursuit à raison de trois après-midi par semaine.

La Salle dite des Criées au palais de justice de Paris a des allures de salles de classe : chacun reprend sa place dès que la cloche sonne annonçant « La cour » c'est-à-dire le président Jean-Baptiste Parlos et ses trois assesseurs. Il y faisait très chauds ces jours- ci et les explications des experts tellement techniques que j’ai observé plusieurs avocats quasi endormis sur leurs chaises.


Parmi les experts cités par la société de classification la RINA, Jean-Marie Quemenez. Costume gris, cravate sombre et fines lunettes, ce polytechnicien est venu présenté la vidéo que vous pouvez visionner. Une société spécialisée a pu en effet reproduire en bassin les vagues (force et direction en fonction des vents) telles qu’elles auraient cogné contre la coque de l’Erika les 11 et 12 décembre. Sa conclusion : aucun impact sérieux n’a été relevé. Donc la force des vagues n’explique pas que le pétrolier se soit cassé en deux. Oui mais a-t-il été aussitôt obligé d’admettre cette démonstration ne vaut pour un bateau en l’état d’origine.



Quant à la possibilité d’une vague « scélérate » (le mot a eu beaucoup de succès) ? Statistiquement, compte tenu des conditions météo, elle pourrait apparaître une fois tous les 4 mois a précisé un météorologiste ! Autant dire improbable mais pas exclue. Perplexité dans la salle.


Enfin, un consultant anglais, Andrew Mitchell, a involontairement déclenché les rires de l’assistance : il répondait à une question du président sur l’éventualité de certificats de complaisance délivré aux navires immatriculés à Malte . En démentant formellement bien sur.

Le défilé des experts continue jusqu’au 16 mai.

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