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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

Damien Givelet
 
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 00:01

Pour ceux que ce procès intéresse ou concerne, je voulais vous transmettre un rappel des faits tel qu'il vient de me par venir. Ce résumé a été écrit par le magistrat référent chargé dr l'organisation et du bon déroulement du procés, Rémi Schwartz.

 Je vous propose également l'intégralité de l'interview de Loic Morin, patron de MSNI. Je l'ai rencontré dans le bureau de son avocat Maitre Bruno Denis. Sa femme, qui elle aussi a chuté de la passerelle n'a pas pu être présente, encore sous le choc.

 


Résumé des faits

 

Au début de l'après midi du 15 novembre 2003, dans l'enceinte des Chantiers de l?Atlantique à SAINT NAZAIRE, une passerelle reliant le quai au navire en construction « Queen Mary II » s'effondrait, entraînant dans sa chute de 18 mètres 45 personnes, dont 16 devaient trouver la mort.

Ces personnes appartenaient à deux groupes de visiteurs accompagnés de cadres des Chantiers, et à un groupe d'employés d'une société de nettoyage, qui se rendaient à bord du navire en construction pour dépoussiérer des armoires électriques.

 

 

 Le « Queen Mary II » (345 mètres de long, 41 mètres de large, 74 mètres de haut) était alors le plus gros navire à passagers jamais construit. Pouvant accueillir 2.620 passagers et 1.300 membres d'équipage, il a été commandé par l'armateur anglais CUNARD, pour 750 millions de dollars, sa conception et sa réalisation ont nécessité trois ans de travail. Au moment des faits, il était en phase finale de construction et rentrait d'un essai en mer qui avait révélé un problème de propulseur, ce qui avait motivé sa mise en cale sèche.

 Compte tenu de son caractère exceptionnel et de son état de finition, il attirait un nombre particulièrement important de visiteurs. C'est ainsi que pour l'après-midi du samedi 15 novembre 2003, 1019 visiteurs étaient prévus  dont 796 entre 14 et 15 heures 30.

 Dans la semaine, plusieurs passerelles étaient accessibles. En revanche, le soir et les fins de semaine, un seul accès était ouvert, de préférence au lot  417, où la passerelle mécano-soudée était à la fois plus large et plus pratique car débouchant sur un grand hall bien dégagé. Cette passerelle étant indisponible à cause de travaux de peinture, c'est celle située au lot 413 (la C292) qui avait été laissée ouverte le 15 novembre 2003 à 14 heures. Il s'agissait d'une passerelle en structure échafaudée mise en place la veille.

Vers 14 H 15, un groupe de visiteurs s'engageait sur la seule passerelle d'accès ouverte. La passerelle était vide, mais un petit groupe attendait son accompagnateur dans le sas d'entrée, empêchant l'accès à bord.

Un second groupe de visiteurs montait à son tour sur la passerelle sur laquelle il se trouvait bloqué. C'est alors que 26 personnes, appartenant à l?entreprise M.S.N.I., qui devaient procéder au dépoussiérage d'armoires électriques à bord, entreprenaient de dépasser les deux groupes en marchant en file indienne sur la gauche de la passerelle.

Avant qu'ils n'aient atteint l'entrée du navire, un craquement se produisait, la passerelle semblait saffaisser en son milieu, certaines victime ayant ressenti un mouvement de vrillage, se décrochait côté quai, basculait, puis se décrochait côté navire pour tomber au fond de la cale situé à 18 mètres sous le niveau du quai.

Cette description commune à la plupart des victimes survivantes a été confirmée par des personnes présentes sur le quai et en fond de cale. La constatation de traces de ripage sur le quai et sur l'encadrement de l'ouverture du navire est venue la corroborer.

 

 

 Des opérations de secours et notamment le plan rouge étaient immédiatement déclenchées, et les blessés pris en charge et évacués vers les hôpitaux de la région. Une chapelle ardente était installée pour accueillir les corps des victimes décédées. Le site était sécurisé et surveillé par les forces de police à la demande du Procureur de la République présent sur place, qui ouvrait le jour même une information judiciaire.

 Cette catastrophe a eu un retentissement international. Le chef de l'Etat accompagné du premier ministre et des principaux membres du gouvernement s'est rendu sur les lieux le 16 novembre 2003 pour exprimer aux victimes et à leur famille la compassion de la nation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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bailly 28/10/2007 10:01

voici comment j'ai du verser des milliers d'euros à un avocat qui avais pour beau pere l'avocat de mon employeur ; que fait l ordre des avocats de paris ?rien ou est la deontologie dans tout ça il leurs fallais bien un livre