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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 00:00

Fabienne Leroy, un nom lâché par Monique Olivier le 29 juin 2004. Le lendemain, Michel Fourniret reconnaît à son tour sa responsabilité dans le meurtre de Fabienne Leroy.La jeune fille avait été retrouvée sur une piste du camp militaire de Mourmelon.



Pendant longtemps les gendarmes ont recherché son meurtrier alors que l’adjudant Chanal tuait lui aussi dans ce secteur. « Le corps présentait une plaie verticale au niveau du cœur. Sur son pantalon, à hauteur des genoux, apparaissaient des traces de terre, laissant présumer que la victime avait pu être agenouillée.(…) L’examen gynécologique ne décelait aucune trace de violence sexuelle. La recherche de spermatozoïdes s’avérait négative ». Et les gendarmes ont apporté cette précision supplémentaire : la victime portait des traces de piqûres au pli des deux bras et son taux d’alcoolémie était anormalement élevé.

Fabienne Leroy était une jeune fille intelligente, sérieuse, prudente réservée, étudiante en BTS Biochimie en internat à Reims. Fourniret aurait réussi à faire monter sa victime en prétextant la recherche d’un médecin. Les aveux de Michel et de Monique sont contradictoires : as t-elle assisté au viol ? A-t-elle menacé directement sa victime avec une arme ? Sa grossesse (8 mois) a-t-elle servi d’appât ?

C’est dans ce contexte que les deux derniers jours consacrés à ce cas étaient intéressants. Beaucoup de zones d’ombre sur le mode de fonctionnement du couple pouvaient être éclairées par les débats à la cour d’assises de Charleville-Mézières. Et cela explique pourquoi le pilonnage côté avocats des parties civiles a été intense.

Monique Olivier interrogée à plusieurs reprises sur les injections qu’elle aurait pu pratiquer sur la jeune fille, nie toute implication. Monique Olivier est mal à l’aise, se défend mal. Est-ce que Michel Fourniret a de malheureux secrets qu’il ne veut pas voir mis sur la place publique ? Toujours est-il que c’est sur cette question des piqûres que Fourniret craque : « Elle était physiquement présente mais moralement absente. Son esprit était à dix mille kilomètres de là. Elle n’a pas fait d’injection ! », a-t-il dit avant de s’enfermer à nouveau dans le silence du « pas de huis clos, bouche cousue ».

Le tueur en série va à nouveau se fâcher parce qu’un avocat le sollicite pour qu’il dise pourquoi il n’a rien ressenti après cette sanglante équipée. « J’écris ! »Tonne le graphomane. « Je suis en colère parce que je vous ai entendu proférer des âneries au sujet d’Estelle Mouzin »crie Michel Fourniret face à Maître Seban , partie civile.

Une apostrophe pour détourner l’attention ? Car dans le cas de Fabienne Leroy, il semble qu’on aurait du aussi parler de l’impuissance de Michel Fourniret et cela pour quelqu’un qui se veut un « homme, un vrai » serait insupportable…

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