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Laure Debreuil

La justice : un domaine complexe ; elle a un endroit et parfois un envers…façon de dire que l’on peut parfois parler de justice autrement et raconter ce que l’on ne peut pas voir à la télévision. Les caméras sont rarement les bienvenues dans les prétoires. C’est parfois frustrant. Voila pourquoi, par ces chroniques, je souhaite restituer l’atmosphère, les informations ou les à-côtés des procès que je suis pour la rédaction de TF1.

 

 

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 00:00

« Il faudra 24 à 48 heures pour amener les pirates sur le territoire français. Dés leur arrivée ils seront placés en garde à vue à leur arrivée  dans le cadre de l’enquête préliminaire » a confirmé un haut magistrat à la mi-journée. Les six pirates arrêtés lors de leur fuite avec le butin ont donc été expulsés et non extradés puisque c’est le président somalien lui-même Abdoulahi Youssouf qui a autorisé ce transfert. La justice française n’est pas au bout de ses peines car il faudra établir l’identité des ravisseurs, certains pourraient même être mineurs et il faudra trouver un interprète dans le dialecte sud-somalien pour leur notifier leurs droits. La garde à vue pourra durer quatre jours maximum, car il ne s’agit pas de terrorisme mais d’une opération crapuleuse. Après quoi les pirates pourraient être mis en examen pour détournement de navire, enlèvement et séquestration en bande organisée avec remise de rançon. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Quant au bateau lui-même il devrait être remorqué jusqu’à Djibouti afin qu’une équipe de la police scientifique le passe au peigne fin. Il lui faudra repérer les empreintes digitales et autres traces ADN afin d’établir ultérieurement la présence ou non des individus arrêtés à terre. Il est possible d’imaginer que ce ne sont pas les mêmes personnes qui étaient chargées de fuir avec la rançon que ceux qui ont séquestré l’équipage.

La situation juridique est exceptionnelle mais pas unique. « Il faut se rappeler Carlos, Klaus Barbie, les détenus de Guantanamo et même ce colonel de l’OAS, le colonel Argoud que la France était allée chercher en Allemagne en 63 » a commenté Maître Georges Kiejman. « Néanmoins, il s’agit de petits arrangements avec le droit au non de la raison d’Etat » a ajouté le juriste.

Jean-Claude Marin, le procureur général de Paris donnera une conférence de presse vendredi ou samedi pour donner les précisions juridiques qui s’imposent.

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